Les dents dévitalisées: De la mort en bouche...



Nos dentistes
au cœur d’une grave
question de santé publique
avec les dents dévitalisées.

 

 

Des scientifiques donnent l’alerte sur un sujet qui dérange beaucoup nos dentistes.

 

 

Thème des interventions du Dr Bruno Darmon

 


On a entendu parler, ces dernières années, de la polémique concernant la toxicité des amalgames dentaires au mercure (les
«plombages»). La Norvège en a d’ailleurs interdit l’usage début Janvier 2008. Or il existe un problème d’empoisonnement, à cause des dentistes, bien plus grave selon notre enquête  les dents dévitalisées. Un problème qui pourrait surpasser la plupart des empoisonnements actuels et qui pourtant n’est jamais pris en compte en France. La quantité de dévitalisations dentaires, aussi appelée traitements endodontiques, a subi une augmentation phénoménale ces dernières décennies dans le monde occidental (*)


Des établissements médicaux à l’étranger font systématiquement extraire les dents dévitalisées de leurs patients avec des résultats époustouflants. La question de l’extraction des dents dévitalisées dans un objectif thérapeutique a été défendue en France, en 2004, par l’avocate Corinne Lepage (Ministre de l’environnement de 95 à 97), lors d’un procès contre le Conseil de l’Ordre des dentistes. Procès qu’elle qualifia de «procès en sorcellerie» pour «une grave question de santé publique» (*) et qui aboutira, pour un chirurgien dentiste, à l’interdiction d’exercer. Un chirurgien dentiste qui a pourtant guéri des centaines de personnes atteintes de diverses maladies, en enlevant leurs dents dévitalisées.


La plupart de nos couronnes dentaires ou de nos bridges sont réalisés sur des dents dévitalisées. La dent dévitalisée est une dent dont le dentiste a ôté nerfs et vaisseaux sanguins et dont il a obturé l’espace vide avec une pâte antiseptique. Grâce à cette technique, on évite souvent d’extraire des dents qui auraient dû l’être. C’est évidemment le grand intérêt de cette pratique apparue au début du vingtième siècle aux Etats-Unis.


Forte de ce succès qui supprime son image «d’arracheur de dents», la profession dentaire ne s’est jamais vraiment intéressée aux éventuelles conséquences toxiques de la présence en bouche de dents dévitalisées et la dévitalisation des dents est devenue une pratique courante dans tous les cabinets dentaires. Pourtant la dent dévitalisée est un organe mort comme son nom l’indique et normalement notre médecine n’accepte jamais de conserver d’organes morts car ils empoisonnent tout l’organisme. Pour la dent dévitalisée, nous avons fait une exception.


Mais y aurait-il des conséquences fâcheuses sur l’organisme, qu’on aurait refusées de voir? C’est une question que nous sommes en droit de poser à la suite de notre enquête.


De multiples publications scientifiques au niveau international traitent de ce sujet polémique inclus dans un domaine plus large appelé l’infection focale dentaire (*).


On y explique que les foyers infectieux dentaires peuvent provoquer toutes les maladies possibles et imaginables. Le grand problème est que la dent dévitalisée peut aussi être considérée comme un foyer infectieux même lorsqu’elle semble ne pas poser de problème pour le dentiste.

 
Le professeur Boyd Haley, un scientifique américain renommé, qui s’était aussi positionné sur la toxicité des amalgames au mercure, a montré, que la dent dévitalisée (root canal en anglais, abrégé de root canal treated tooth), constitue une niche de diverses bactéries extrêmement toxiques. Il a observé que les critères normalement utilisés par les dentistes (l’absence de douleur ou de signes infectieux à l’examen radiologique notamment), pour affirmer qu’une dent dévitalisée n’est pas toxique ne sont pas valables (*).


Cela signifie que des dents dévitalisées même apparemment saines selon les critères actuels de la dentisterie peuvent se révéler toxiques pour l’organisme. Une toxicité qui soit n’est pas prise en compte par notre médecine soit est gravement sous estimée aujourd’hui. La dent dévitalisée qui est une dent momifiée en quelque sorte est un cas particulier dans le domaine de l’infectiologie. Elle peut ne pas poser de problème localement tout en provoquant des maladies à distance. C’est pourquoi la pensée académique médicale a du mal à comprendre, donc à reconnaître, ce mécanisme d’empoisonnement qui sort totalement de la norme.


Mais les faits sont là. Des médecins ont constaté que les dents dévitalisées sont, très souvent, une cause déterminante d’un grand nombre de maladies chroniques. Preuve en est que les patients qui veillent à faire extraire leurs dents dévitalisées guérissent bien mieux que les autres. Certaines équipes médicales l’ont vérifié sur des milliers de patients, aussi bien pour des pathologies chroniques graves que bénignes comme, par exemple mal de dos ou dépression. Pour ces médecins, l’élimination des dents dévitalisées est même souvent considérée comme l’outil le plus efficace de leur arsenal thérapeutique.


En France, la dent dévitalisée constitue très probablement une cause importante de maladies graves et notamment de cancers. Nous pensons même que ce serait la première cause. Voici des éléments qui confortent cette affirmation:


On sait que les français consomment bien plus de médicaments et ont plus de cancers que les autres européens. Ce qui est moins connu est que les français possèdent aussi deux à trois fois plus de dents dévitalisées que les autres européens. C’est une enquête de terrain auprès de dentistes étrangers qui a permis d’établir ces chiffres. Les remboursements de la sécurité sociale française et des mutuelles, pour la couronne sur dent dévitalisée, y ont pour une large part contribué. Ce phénomène s’est encore accentué en 2002 à cause de remboursements particuliers incitant à dévitaliser les dents. La CNSD, le plus grand syndicat dentaire s’exprimait alors ainsi sur cette mesure qui «...fera augmenter le montant des soins sur les dents dévitalisées: bravo pour cet accord qui n’améliore pas la santé publique ….»(*). Même si ce sujet est très tabou et très controversé dans la profession dentaire, on voit ici que certains dignitaires de la profession dentaire osent toutefois écrire que quantité de dents dévitalisées et santé publique sont en contradiction. Mais en mesurent-ils vraiment l’importance?


Le cancer est très fréquent dans nos pays modernes, même chez les jeunes. Le cancer est même la première cause de mortalité en France, alors qu’il est très rare dans les sociétés traditionnelles (voir article de Zac Goldsmith: «cancer: une maladie de civilisation», revue L’Ecologiste N°1). Certaines de ces sociétés traditionnelles ont toutefois quand même une alimentation et un niveau de pollution qui ressemblent à peu près aux nôtres. Ils boivent aussi du coca cola par exemple. Une des grandes différences est toutefois que la majorité de la population y est résolument trop pauvre pour faire autre chose qu’enlever ses dents lorsqu’elles sont trop abimées. Ils n’ont donc quasiment pas de dents dévitalisées.


A l’Étranger, notamment aux Etats-Unis, en Allemagne et en Suisse allemande, comme certains médecins francophones l’ont observé (*), il existe des courants de médecins et dentistes qui proposent aux personnes malades l’élimination des dents dévitalisées. Par exemple, les médecins d’une clinique suisse allemande, la clinique Paracelsius qui a traité des dizaines de milliers de personnes malades, proposent systématiquement à leurs patients d’extraire leurs dents dévitalisées (*) (ou texte originel en allemand). Cette clinique privée, très orientée dans les médecines douces, est connue dans des milieux européens assez aisés comme arrivant à guérir des affections pour lesquelles la médecine conventionnelle a échoué. Cette pratique dentaire a probablement influencé celle d’autres dentistes du canton. Canton d'Appenzell (AI) qui possède aussi, comme par hasard, les plus faibles dépenses de santé de toute la Suisse (*).


Un éminent cancérologue allemand, feu le Dr Joseph Issels, qui fut aussi responsable du programme de lutte contre le cancer du gouvernement fédéral allemand, insistait pour faire systématiquement enlever toutes les dents dévitalisées de ses patients en plus de ses divers autres traitements d’immunothérapie. Il permettait ainsi la guérison de nombreux patients cancéreux. Une clinique mettant en pratique ses principes existe encore avec des résultats fort intéressants. Voici ce qu’il a écrit sur son site http://www.issels.com/publications/FocusOnFoci.aspx The emphasis I place on the removal of devitalised teeth ….. is one of the better-known aspects of my work…(l’importance que j’attache à l’élimination des dents dévitalisées…..est un des aspects les plus connus de mon travail).


Dans un esprit un peu similaire, une scientifique canadienne le Dr Hulda Clark, Professeur de biologie en université et auteur de nombreux best sellers originaux aux Etats-Unis sur la santé a initié le développement de diverses cliniques privées. Ces cliniques prennent en charge dans différents pays des cas médicaux graves avec diverses méthodologies visant tout d’abord à éliminer les polluants et les parasites de l’organisme. Elles obtiennent elles aussi des résultats forts intéressants là où la médecine conventionnelle échoue. L’élimination de toutes les dents dévitalisées y est aussi une priorité. Le Dr Hulda Clark précise : All root canals and dead teeth must be extracted (toutes les dents dévitalisées et necroses doivent être extraites). Dans son site http://www.drclark.net/fra/cleanses_clean-ups/dentalwork.php


En France, quelques rares médecins ont fait de l’élimination des dents dévitalisées, le critère essentiel de réussite de leurs traitements médicaux. En milieu hospitalier à Paris, feu le DR Lepoivre, chef de service de stomatologie a même écrit un ouvrage (*) qui justifiait l’extraction de toute dent dévitalisée quelque soit la pathologie générale, car il considérait leur stérilité illusoire (*). Dans le privé le Dr J.G. Thomas médecin rhumatologue à Grasse est connu dans sa région pour inciter fortement tous ses patients à enlever leurs dents dévitalisées depuis une quarantaine d’années (*). Ce médecin est aussi connu pour des réussites hors norme dans divers domaines médicaux. Quelques rares dentistes français ont poursuivi ou poursuivent également ce genre de démarche comme feu le Dr D. Koubi auteur d’ouvrages sur le sujet. Un dentiste connu pour avoir guéri de multiples patients en enlevant des dents dévitalisées sans d’ailleurs prendre en compte le problème des amalgames dentaires au mercure. Un autre dentiste, le Dr B.Darmon a aussi alimenté notre site internet, notamment de plusieurs heures de vidéos d’améliorations de santé surprenantes après extractions de dents dévitalisées (*).


La pratique consistant à faire extraire les dents dévitalisées pour redonner la santé aux patients est donc une pratique largement éprouvée, justifiée scientifiquement et très efficace. Certes, nombre de personnes ont des dents dévitalisées sans développer  de maladies. Mais des observations montrent que ces mêmes personnes diminuent alors leur vitalité et vieillissent plus précocement. Elles augmentent aussi leur risque d’être malades tout comme le fumeur augmente ses risques de développer un cancer du poumon sans que tous les fumeurs soient toutefois malades. Malheureusement, cette information est aujourd’hui très peu prise en compte en France. Elle est toutefois plus connue à l’étranger notamment dans les pays anglo-saxons et germanophones mais c’est paradoxalement encore très peu par rapport à la gravité du sujet.


Quelles sont les raisons de ce paradoxe?


- Tout d’abord, nous vivons dans un monde où les apparences sont très importantes. Les dents dévitalisées sont des dents saines en apparence même si dans la réalité biologique, elles constituent des bouillons de culture qui empoisonnent l’organisme à petit feu. Les patients préfèrent à priori garder de telles dents que de voir des trous dans leur bouche, même s’ils peuvent ensuite mettre des prothèses. Et cela d’autant plus qu’ils ne se rendent pas compte des risques qu’ils prennent pour leur santé. Ce sujet n’est pas très facile à comprendre pour le public car les maladies apparaissent des années après la dévitalisation des dents et les maladies provoquées sont très diversifiées. Enlever des dents dévitalisées rentre plutôt dans une logique d’assainissement global que de traitement spécifique de telle ou telle maladie. Généralement ces dents ne font pas mal et ne présentent aucune infection apparente. Lorsque les rares dentistes convaincus de l’importance du sujet expliquent à leurs patients qu’il faudrait extraire ces dents et les remplacer en général par un dentier, la tâche n’est pas des plus aisées vis-à-vis des patients d’une part et vis à vis des collègues pour qui la dévitalisation est une pratique courante.


- Notre médecine moderne est cloisonnée en spécialités, où chacune s’occupe de son domaine. La médecine se mêle d’autant moins du sujet «dents dévitalisées» qu’il rentre apparemment dans la zone de compétence des dentistes. Mais comme les dents dévitalisées ne donnent pas vraiment de problèmes dans la bouche, mais dans le reste du corps, le sujet ne semble pas vraiment non plus être du domaine des dentistes. C’est un problème analogue et cependant bien plus grave que celui des amalgames au mercure. La toxicité des amalgames était connue par une minorité de dentistes et de médecins depuis le début mais elle a mis un siècle à être prise en considération. Mais surtout, ce sujet bouscule aussi trop les dentistes. Il est très culpabilisant pour la corporation dentaire, y compris pour les universitaires qui sont avant tout des dentistes. En dévitalisant des dents, les dentistes pourraient bien en effet devoir assumer un jour une très lourde responsabilité dans nos pathologies actuelles, et notamment le cancer. Ils n’ont pourtant fait que répondre à une demande, à savoir conserver les dents le plus longtemps possible. Notre société entière a donc sa part de responsabilité car nous avons collectivement accepté de conserver des organes morts dans le vivant, sans vraiment vouloir s’intéresser aux conséquences éventuelles de cette transgression.


Ce communiqué de presse est cosigné par: Jean Pierre Garel, Dr Es Sciences, Biologiste et Directeur Honoraire de Recherche au CNRS; Michel Raynaud, Dr es Sciences, enseignant à l’Université des Sciences de Toulon.

 

Source: http://sante-dents.com

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